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Que faire après un décès en Belgique ?

Lorsqu'un proche décède en Belgique, il est normal de ne pas savoir par où commencer. Entre l'émotion, l'organisation des funérailles et les démarches administratives, les premiers jours sont souvent difficiles à structurer. Ce guide vous explique, étape par étape, que faire après un décès en Belgique : déclaration, documents, banques, succession, impôts et organismes à prévenir.

11 min de lecture Mis à jour le 7 juin 2026
Illustration éditoriale d'une maison belge avec une fenêtre éclairée au crépuscule et un grand arbre, symbolisant l'accompagnement après un décès

Que faire après un décès en Belgique ? En pratique, certaines étapes doivent être réalisées rapidement : faire constater le décès, le déclarer à la commune, organiser les funérailles, prévenir les principaux organismes, rassembler les documents utiles et préparer la succession. Ce guide vous aide à avancer dans le bon ordre, sans rien oublier.

Les premières démarches à effectuer après un décès

Après un décès en Belgique, les démarches s'enchaînent généralement dans cet ordre :

  1. Faire constater officiellement le décès par un médecin.
  2. Déclarer le décès auprès du service de l'état civil de la commune.
  3. Organiser les funérailles avec une entreprise de pompes funèbres.
  4. Rassembler les documents importants du défunt.
  5. Prévenir les banques, assurances, mutuelles, pensions, fournisseurs et administrations.
  6. Identifier les héritiers et préparer la succession.
  7. Vérifier s'il faut contacter un notaire.
  8. Déposer, si nécessaire, une déclaration de succession.
  9. Introduire la déclaration fiscale de la personne décédée.
  10. Suivre les courriers, contrats, abonnements et démarches restantes.

Toutes ces démarches ne doivent pas être faites le même jour. L'important est d'avancer dans le bon ordre, sans oublier les organismes essentiels.

1. Faire constater le décès

La première étape est de faire constater officiellement le décès. Si le décès a lieu à domicile, il faut contacter le médecin de famille ou le médecin de garde. Si le décès a lieu à l'hôpital, l'attestation est généralement établie sur place. Cette attestation est indispensable pour déclarer officiellement le décès auprès de la commune.

2. Déclarer le décès à la commune

Le décès doit être déclaré auprès du service de l'état civil de la commune où la personne est décédée. Dans la plupart des cas, l'entreprise de pompes funèbres se charge de cette déclaration et accompagne la famille dans les premières formalités.

Les documents généralement demandés sont :

  • l'attestation de décès rédigée par le médecin ;
  • la carte d'identité du défunt ;
  • la carte d'identité de la personne qui déclare le décès ;
  • le livret de mariage, si applicable ;
  • le permis de conduire du défunt ;
  • les dernières volontés du défunt, si elles existent.
Demandez plusieurs extraits d'acte de décès
La plupart des communes délivrent aujourd'hui les extraits d'acte de décès de façon dématérialisée : vous recevez un document électronique muni d'un QR code que chaque organisme peut vérifier en ligne (le même document reste imprimable). Vous pouvez aussi les télécharger vous-même via Mon Dossier / IRISbox. Banques, assurances, mutuelles, notaire, employeur : chaque organisme demande son propre exemplaire, mieux vaut donc en prévoir une dizaine dès le départ.

3. Organiser les funérailles

L'entreprise de pompes funèbres peut aider la famille à organiser :

  • le choix entre inhumation et crémation ;
  • la cérémonie ;
  • les documents liés aux funérailles ;
  • le transport du défunt ;
  • les faire-part ;
  • les volontés particulières du défunt ;
  • la coordination avec la commune, le cimetière ou le crématorium.

Lorsque le défunt avait exprimé des volontés funéraires, il est important de les retrouver rapidement afin de respecter ses choix.

4. Rassembler les documents importants

Une fois les premières démarches réalisées, rassemblez les documents principaux du défunt :

  • carte d'identité ;
  • acte ou extrait d'acte de décès ;
  • livret de mariage ou documents liés à l'état civil ;
  • contrat de mariage, si applicable ;
  • testament, si connu ;
  • documents bancaires ;
  • contrats d'assurance et d'assurance-vie ;
  • documents de pension et de mutuelle ;
  • factures récurrentes, contrats d'énergie, télécoms, abonnements ;
  • titre de propriété ou bail locatif ;
  • documents fiscaux ;
  • informations liées au véhicule ;
  • éventuelles dettes ou crédits en cours.

Cette étape permet de gagner du temps avec la banque, le notaire, les assurances et les administrations. Voir notre liste complète des documents utiles après un décès.

5. Prévenir les banques

Lorsqu'une banque est informée du décès d'un client, elle bloque généralement les comptes du défunt jusqu'à ce que les héritiers soient identifiés. Pour les débloquer, il faut fournir un certificat ou un acte d'hérédité, délivré selon les cas par le SPF Finances ou par un notaire.

Quand l'intervention d'un notaire est nécessaire
Contactez un notaire si le défunt avait rédigé un testament, s'il existait un contrat de mariage, si un héritier est mineur ou juridiquement incapable, si la succession comprend un bien immobilier, si la situation familiale est complexe, ou s'il existe un doute sur les héritiers ou les dettes.

Pour aller plus loin : Que faire avec les comptes bancaires après un décès ?

6. Prévenir les assurances

Les assurances à contacter peuvent inclure :

  • l'assurance décès ;
  • l'assurance-vie ;
  • l'assurance habitation ;
  • l'assurance auto ;
  • l'assurance familiale ;
  • l'assurance hospitalisation ;
  • les assurances liées à un crédit ;
  • les éventuelles assurances obsèques.

Chaque organisme peut demander des documents spécifiques : acte de décès, coordonnées des héritiers, numéro de contrat, certificat d'hérédité, informations bancaires.

7. Prévenir la mutuelle

La mutuelle doit être informée du décès. Cette démarche permet de mettre à jour le dossier, d'arrêter certains droits ou remboursements, et parfois de vérifier s'il existe une intervention liée aux frais funéraires.

La mutuelle peut demander un extrait d'acte de décès, le numéro national du défunt, les coordonnées de la personne de contact et les informations relatives aux héritiers ou au conjoint survivant.

8. Prévenir le service des pensions

Si le défunt était pensionné, vérifiez la situation auprès du service des pensions. Selon le profil familial, le conjoint survivant peut avoir droit à une pension de survie ou à une allocation de transition, sous conditions. À vérifier rapidement, surtout si le conjoint dépendait financièrement du défunt.

9. Prévenir les fournisseurs et abonnements

Plusieurs contrats doivent être résiliés, transférés ou adaptés :

  • fournisseur d'électricité, de gaz, d'eau ;
  • opérateur téléphonique, internet, TV ;
  • assurances et leasing ou crédit auto ;
  • plateformes numériques et services de soins ;
  • maison de repos ;
  • propriétaire ou syndic ;
  • abonnements divers.

L'objectif n'est pas de tout faire en une journée, mais d'établir une liste claire pour éviter paiements inutiles, relances et oublis.

10. Vérifier si un notaire doit intervenir

Le notaire n'est pas toujours obligatoire, mais son intervention devient importante en présence :

  • d'un bien immobilier ;
  • d'un testament ;
  • d'un contrat de mariage ;
  • d'une donation antérieure ;
  • d'héritiers mineurs ;
  • d'une famille recomposée ;
  • de désaccords entre héritiers ;
  • de dettes importantes ;
  • d'une succession complexe.

Le notaire peut identifier les héritiers, établir certains actes, accompagner la déclaration de succession et sécuriser l'ensemble des démarches.

11. Préparer la déclaration de succession

La déclaration de succession permet à l'administration de déterminer les droits à payer par les héritiers. Les délais dépendent du lieu du décès :

  • 4 mois si le décès a eu lieu en Belgique ;
  • 5 mois dans un autre pays d'Europe ;
  • 6 mois hors d'Europe.

Elle reprend l'identité du défunt et des héritiers, les biens, comptes bancaires, immeubles, assurances, dettes, donations éventuelles et la répartition entre héritiers.

Une erreur peut coûter cher
Une omission ou une sous-évaluation peut entraîner des intérêts de retard et des amendes. De nombreuses familles choisissent de se faire accompagner par un notaire. Voir notre guide complet sur le droit de succession en Belgique.

12. Introduire la déclaration fiscale du défunt

Le décès ne met pas fin automatiquement aux obligations fiscales. En principe, les héritiers, légataires ou donataires doivent introduire la déclaration d'impôt du défunt pendant la période de déclaration normale.

Vérifiez :

  • si une déclaration fiscale doit être rentrée ;
  • qui peut la déposer ;
  • si elle peut être déposée via MyMinfin ;
  • si une déclaration papier sera envoyée ;
  • où la correspondance fiscale sera adressée.

Qui prévenir après un décès en Belgique ?

OrganismePourquoi le prévenir ?
CommuneDéclaration officielle du décès
Pompes funèbresOrganisation des funérailles
BanqueBlocage puis déblocage des comptes
NotaireSuccession, héritiers, immobilier, testament
AssurancesContrats, assurance-vie, décès, habitation, auto
MutuelleMise à jour du dossier et droits éventuels
Service des pensionsPension de survie ou allocation éventuelle
SPF FinancesDéclaration de succession et fiscale
Fournisseurs d'énergieRésiliation ou transfert des contrats
TélécomsRésiliation ou transfert des abonnements
Propriétaire ou syndicLogement, bail, charges, copropriété
Maison de repos / hôpitalClôture du dossier, factures restantes
EmployeurDocuments sociaux, salaire, assurance groupe

Dans quel ordre faire les démarches ?

Dans les premières 24 à 48 heures

  • Faire constater le décès.
  • Contacter une entreprise de pompes funèbres.
  • Déclarer le décès à la commune.
  • Rechercher les volontés du défunt.
  • Prévenir les proches essentiels.

Dans la première semaine

  • Rassembler les documents importants.
  • Demander plusieurs extraits d'acte de décès.
  • Prévenir la banque.
  • Vérifier les assurances.
  • Contacter la mutuelle.
  • Identifier les contrats urgents à gérer.

Dans les premières semaines

  • Contacter un notaire si nécessaire.
  • Préparer la liste des actifs et dettes.
  • Prévenir les organismes de pension.
  • Résilier ou transférer les contrats.
  • Organiser le suivi administratif.

Dans les premiers mois

  • Déposer la déclaration de succession si nécessaire.
  • Payer les droits de succession dans les délais.
  • Introduire la déclaration fiscale du défunt.
  • Suivre le déblocage des comptes.
  • Finaliser les démarches auprès des organismes concernés.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • attendre trop longtemps avant de prévenir la banque ;
  • ne pas demander assez d'extraits d'acte de décès ;
  • oublier certaines assurances ;
  • résilier trop vite certains contrats sans vérifier les conséquences ;
  • ignorer l'existence d'un testament ou d'un contrat de mariage ;
  • ne pas vérifier les dettes éventuelles ;
  • dépasser les délais de déclaration de succession ;
  • ne pas contacter un notaire alors que la situation le nécessite ;
  • laisser plusieurs héritiers contacter séparément les mêmes organismes sans coordination.

Faut-il se faire accompagner ?

Il est possible d'effectuer certaines démarches soi-même. Mais après un décès, les familles doivent souvent gérer beaucoup d'informations en même temps, dans un moment émotionnellement difficile. Un accompagnement peut être utile pour :

  • comprendre les démarches à faire en priorité ;
  • savoir quels organismes prévenir ;
  • préparer les bons documents ;
  • éviter les oublis ;
  • organiser les échanges avec banques, assurances, mutuelles et administrations ;
  • être orienté vers un notaire ou un professionnel compétent lorsque la situation le nécessite.
Le rôle de VPR Assist
VPR Assist ne remplace pas le notaire, l'administration fiscale ou les organismes officiels. Notre rôle est d'aider les familles à s'organiser, à avancer étape par étape et à savoir vers qui se tourner selon leur situation. Découvrez notre offre d'assistance après décès.

Questions fréquentes

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